Régal automnal – Partie 2 : Un jus

Le lendemain de la soupe à la citrouille, j’avais furieusement envie de faire marcher mon extracteur de jus, resté trop longtemps inutilisé. Je venais de découvrir dans mon magasin bio… des racines de curcuma !

Normalement, j’essaie au maximum d’acheter des produits locaux. Je porte une grande attention aux kilomètres parcourus par la nourriture. Cet indicateur a été développé dans les années 90 et a mis en lumière la complexité des échanges de denrées alimentaires et ses excès. Il est incomplet puisqu’il ne prend pas en compte le mode de transport utilisé et qu’il n’est que l’un des paramètres du cycle de vie d’un produit. Mais il est compréhensible par tous : l’exemple le plus connu est celui d’un pot de yahourt à la fraise. Lorsque l’on additionne les kilomètres parcourus par chacun des composants (lait, fraises, ferments, sucre, pot, couvercle, étiquettes,…) et par le produit fini jusqu’au domicile du consommateur, on peut obtenir plus de 9.000 km ! Notez que ce type d’aberration est courant pour la majorité des produits fabriqués.

Pour en revenir à mes racines de curcuma, je n’en ai vu que deux fois dans ma vie en Europe : une dans un magasin indien parisien (où elle est vendu pour rien mais j’habite en Province) et la deuxième fois la semaine dernière dans le magasin bio près de chez moi. J’ai donc craqué.

Qu’est ce donc que le curcuma ?

Cette racine rappelle celle de gingembre, mais elle est plus petite, plus ronde. A l’intérieur, elle est orange et dégage une odeur puissante mais moins forte que celle du gingembre, et surtout extrêmement fruitée. Je raffole littéralement de ce bouquet de saveurs, sans compter qu’on lui attribue de multiples vertus. La racine de curcuma n’a rien à voir avec le curcuma en poudre que l’on trouve couramment, souvent insipide (quoique mon magasin bio en vende qui a une odeur et une saveur bien prononcée). C’est un régal dans la cuisine : je la coupe en fines rondelles, ou l’utilise un peu comme de l’ail, revenue avec des oignons, par exemple. Bref encore un produit de la nature qui me fascine littéralement.
Et comme j’avais dans ma cuisine ces deux merveilles orangées, j’ai pensé les associer en jus auquel j’ai rajouté celui de trois pommes ! J’ai obtenu un jus d’une couleur orange magnifique. Et je n’ai pas été déçue par cette idée : rien de meilleur qu’un tel jus le matin pour vous mettre en forme. J’avais l’impression sidérante de boire de la citrouille, et en même temps les saveurs dopantes du curcuma me ravissaient, le tout équilibré par le parfum de la pomme ! Un régal !

Je me suis fait une tisane avec la pulpe de curcuma, histoire de prolonger plus longtemps ses parfums, et comme je n’aime pas jeter, je vous dirai prochainement ce que j’ai fait avec la pulpe de citrouille.

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