Bétaillère

L’industrie de la viande est fort habile pour défendre son activité en mettant en avant des arguments souvent fallacieux. Du style :

  • « les animaux broutent des prairies qui captent le CO2 »
    => C’est oublier que les vaches rotent du méthane, un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2
  • « les animaux ont des besoins en confort moindres que ce que nous nous représentons » et
    « Marcher sur des caillebotis est une question d’habitude. Au début les bêtes glissent puis très vite, elles s’habituent. »
    =>  Et bien personnellement, si je marchais pieds nus, je préfèrerais marcher sur de la mousse que sur une surface glissante ou qui me déchiquète les pieds.

Mais j’ai lu sur www.campagnesetenvironnement.fr un article dont la fin m’a fait rire :

« Sur la question du transport animal, Philippe Dumas, éleveur et président du groupe Sicarev, remarque : « Quand je prends le métro (parisien), je me dis que si on traite comme ça nos animaux, on finit chez le procureur », avant de rappeler que « des animaux bien logés et bien nourris produisent mieux ». »

Je conteste le fait qu’un animal soit considéré comme un outil de production mais pour le coup, sur la première partie de son argumentation, je lui donne bien raison ! Toutefois, ce n’est pas parce que certains demandent de meilleurs conditions de transport pour les animaux qu’ils sont contre leur amélioration pour les humains !

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