Mini revue de presse d’hier et aujourd’hui – Partie 1 : Les abeilles, les pesticides et nous

Le Canard Enchaîné du 7 novembre 2012 consacre un article aux néocortinoïdes, des substances contenues dans les insecticides et les pesticides aux effets à priori désastreux sur les abeilles. Notamment le Gaucho de la société Bayer en contient. Commercialisé en France depuis 1993, il a été interdit sur le tournesol en 1999… mais pas sur le maïs. En juin 2012, c’est au tour du Cruiser OSR de Syngeta d’être interdit.

Le Canard Enchaîné explique ensuite le fonctionnement des néocorticoïdes : « ces neurotoxiques s’attaquent au système nerveux des insectes, l’espèce de nicotine qu’ils contiennent se fixant sur les synapses et « suractivant » leurs neurones ». Il rappelle ensuite que certaines semences en sont enrobées, ce qui imprègne les plantes entièrement et en fait de vrais poisons pour les insectes. D’un côté, ils présentent l’avantage d’éviter à l’agriculteur d’aller pulvériser régulièrement ses cultures (et je rajouterai de s’exposer lui-même à de fortes de doses de pesticides), de l’autre, selon l’Union de l’Apiculture Française (Unaf) citée par le Canard Enchaîné,

« le pesticide reste dans la plante,
y compris au moment où les abeilles butinent
. »

S’en suit une autre citation de Jean-Marc Bonmatin (j’ai regardé, ce nom n’est pas un pseudo du canard : il existe bel et bien), chimiste et toxicologue au CNRS :

« Difficile d’imaginer que des insectes qui bouffent de l’insecticide
n’aient aucune séquelle ! »

Alors moi je me pose une question que le canard ne pose pas :

« Et des humains qui bouffent des végétaux imprégnés d’insecticide ou indirectement des animaux en ayant bouffé,
est-il difficile d’imaginer qu’ils n’aient aucune séquelle ? »

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