Les termes « bio » et « circuits courts » n’ont pas la même signification pour tous

Connaissez-vous les Landes ? J’avais dans ma mémoire des rangées de pins mais j’ai découvert récemment la partie élevage et monoculture.

Entre des centaines d’hectares de pins, des élevages intensifs et des centaines d’hectares de carottes.

Vous me direz que faire poussez des carottes sur un sol sableux serait impossible sans ajout de fertilisants. Les gens qui travaillent là bas sont des personnes entreprenantes et dynamiques. Ce à quoi ils sont parvenus me semble une réelle prouesse technique. Mais on est loin de l’imagerie traditionnelle du potager.

Il s’y cultive aussi des carottes bio. Mais il n’y a pas de miracle : la différence entre les carottes bio et les carottes conventionnelles est que les premières sont désherbées à la main et non avec des produits chimiques et qu’elles reçoivent de fortes doses d’engrais d’origine organique et non pétrochimique. Cela est déjà une différence notable. Mais avec ces carottes à perte de vue, on est loin de l’agriculture de conservation ou de l’agro-foresterie ! C’est le bio intensif !

Un producteur :

« Nous, l’histoire Findus, on n’est pas concerné ! On fait de la vente directe ! On vent à « beep » [une chaîne d’hypermarchés] »

Moi (en mon for intérieur)

Mmh ! C’est pas vraiment une AMAP

Le producteur :

« Alors, nos carottes déclassées, elles partent en Espagne. Elles sont surgelées et envoyées à Bordeaux pour faire des petits pots bébé. »

Drôle de « circuit court »… Et bien, je ne regrette pas d’avoir laissé mes petits découvrir les solides à leur rythme, de faire moi-même la cuisine, et d’avoir ainsi évité de cautionner un tel système !

Au pied des carottes du jardin de mon père

Au pied des carottes du jardin de mon père

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