Cuniculture

En réponse à mon article « Encore une intox de l’industrie du lait » à propos d’une publicité, Anne m’a parlé d’une émission sur France Inter consacrée à l’élevage des lapins en France.

La seule émission que j’ai pu retrouver, c’est celle-ci, datée du 28 mars 2013 :

Un happening à la Tour Eiffel contre la maltraitance des lapins

Ce reportage fait suite au rassemblement la veille d’une centaine de personnes de l’association L214 au pied de la Tour Eiffel montrant des cadavres de lapins morts afin de dénoncer leurs conditions d’élevage.

Dans le petit reportage de France Inter, on apprend que la France est le troisième producteur européen de lapins, que les élevages de lapins en batterie comptent 6.000 animaux et que les conditions d’élevage favorisent la propagation de maladies, ce qui pousse les éleveurs à administrer systématiquement des antibiotiques. Ainsi pour produire un kilo de viande, il est utilisé six fois plus d’antibiotiques si c’est du lapin que du porc.

Vendredi 29 mars, dans un petit restaurant, l’entrée du jour était une assiette de crudités ou de la terrine de lapin. La veille, j’avais visionné cette vidéo de L214, en lien avec la manifestation relayée par France Inter. Vous vous doutez que j’ai choisi l’assiette de crudités…

L’élevage de lapins, les professionnels nomme cela « cuniculture« . Personnellement, je commence à comprendre les mécanismes psychologiques qui entourent l’élevage et à m’inquiéter pour moi-même. Je ne suis jamais rentrée dans un élevage intensif de lapins mais je connaissais ces cages et il suffit de les voir pour comprendre que les lapins y sont entassés, qu’ils ne peuvent bouger, bondir, qu’ils ne voient jamais la lumière du jour et que leurs pattes, blessées par les grilles des cages non adaptées à leur morphologie (comme notamment les pattes de canards), ne touchent jamais un brin d’herbe. Lorsque l’on est confronté régulièrement à ces pratiques -ou lorsqu’on les pratique soi-même-, je pense qu’on finit par être blasé, par l’accepter comme étant la normalité. Or non, cela ne doit pas devenir la normalité. Cela reste révoltant et il faut constamment se pincer et se dire : « Attention. Ceci est inacceptable. » Les images de L214 contribuent à le rappeler.

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