Du propylène glycol dans le rumen de certaines vaches laitières

Le propylène glycol est un solvant dont la toxicité a fait débat notamment à propos de la cigarette électronique. Parmi ses nombreuses utilisations, je sais qu’il est également utilisé pour dégivrer les avions. Lisant une revue agricole professionnelle (Grands trouepaux n°30 – mars 2015), j’apprends qu’il est également utilisé… dans l’alimentation des vaches laitières…

propylène glycol

Extraits :

« Le tarissement et le début de la lactation restent des périodes cruciales et sensibles chez la vache laitière. »

« Le propylène glycol, un outil parmi d’autres. »

L’utilisation du propylène glycol est technique. J’adresse mon admiration aux agriculteurs qui ont à se repérer dans la foule de produits et techniques qui leur sont proposés.

« Un produit comme le propylène glycol joue un rôle curatif par l’apport d’une énergie rapide et la limitation du déstockage des graisses. »

« Lorsque la vache laitière démarre sa lactation juste après le vêlage, la problématique reste de répondre à son déficit en énergie, à un moment où le niveau d’ingestion se révèle limité. »

« Le produit fournit une énergie vite métabolisée par l’organisme. Ou il peut être utilisé pour booster la production de lait lors du pic de lactation et ça donne des résultats. »

« Comme tout produit, il représente un coût pour l’éleveur et je dois donc toujours me poser la question du retour sur investissement. »

propylene glycol

L’utilisation du propylène glycol est donc sans doute très loin d’être systématique.

L’article présente le propylène glycol comme un produit auquel avoir recours plutôt « en extrémité ». Son utilisation ne fait pas le consensus. L’article retranscrit plusieurs témoignages s’opposant à l’utilisation de ce produit en nutrition animale :

« En principe, le rumen de la vache n’est pas conçu pour ingurgiter des huiles et autres produits de la chimie, ni pour avaler de l’amidon. La vache est d’abord un herbivore et construite comme tel. »

« La ration sèche et le recours à l’huile de palme sont d’autres exemples qui montrent qu’il ne s’agit plus d’agriculture mais de business. […] Le rumen de la vache a-t-il été conçu pour digérer ce genre de produits ? […] J’ai l’impression que nous demandons à la panse de recycler quelques-unes des poubelles de l’industrie ! Les animaux ont du mal à féconder ; ils présentent un taux élevé de cellules somatiques dans le lait. Les vaches assurent deux lactations. Comment voulez-vous qu’elles expriment leur potentiel transmis par la génétique ? […] Une vache laitière a seulement besoin de fourrages et de matières premières nobles pour produire du lait en quantité et en qualité, tout en la maintenant en bonne santé. Mais nous en sommes loin, parfois. »

Espérons que le bon sens reprenne le dessus…

 

veau qui tète_s

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