Dix raisons de ne plus manger de viande – Raison 1 : Je ne veux pas absorber de substances toxiques

10 raisons de ne plus manger de viandeJ’ai acheté un jour chez un bouquiniste un livre en allemand intitulé : « Dix raisons pour ne plus manger de viande ».

Lassé voir énervé de devoir se justifier de son végétarisme à chaque repas pris à l’extérieur de son domicile, l’auteur, Volker Elis Pilgrim, décide d’écrire son livre. Ainsi n’aura-t-il plus qu’à remettre le livre à ses hôtes dès qu’il recevra une invitation, devançant ainsi moqueries, questions, scepticisme et embarras.

La première raison pour laquelle Volker Elis Pilgrim a cessé de consommer de la viande est purement égoïste. Les animaux d’élevage sont élevés pour grossir le plus vite possible et traités comme des marchandises. Ils sont bourrés d’antibiotiques, d’oestrogènes, de thyréostatiques, de tranquilisants et de béta-bloquants pour les protéger des infections, les faire grossir à moindres frais et éviter qu’ils ne paniquent en route pour l’abattoir. Ils absorbent aussi métaux lourds, pesticides et polluants contenus dans leur nourriture, l’air qu’ils respirent, les produits de nettoyage des bâtiments qui les abritent.

A cela s’ajoutent nitrites et nitrates utilisés par l’industrie de transformation de la viande pour que la viande cadavérique reste bien rosée et ne tourne pas en un vert gris peu ragoutant une fois en rayon. Ainsi que des diphosphates pour lier graisse et chair. Sans oublier émulsifiants, exhausteurs de goût, épaississants, colorants et autres. On les prénomme diglycérides, sulfites, sulfates d’aluminium ou encore glutamate.

Et puis, qui peut garantir que les animaux abattus ne souffrent pas de malformation ou de cancers ?

Les conséquences des additifs sur l’Homme sont connus des scientifiques depuis longtemps : allergies, résistance aux antibiotiques, dérèglements hormonaux voire stérilité pour les hommes.

Car les substances absorbées par les animaux ne sont pas entièrement dégradées. les béta-bloquants ont un impact sur la santé cardio-vasculaire des humains. Les tranquilisants se retrouvent dans la viande et donc absorbés par le consommateur qui ne voulait pas forcément somnoler. Les métaux lourds sont cancérigènes.

La chair et le sang que nous consommons deviennent notre chair et notre sang. Volker Elis Pilgrim ne veut plus que ses veines soient parcourues de diverses substances en *ite, *ate, *ide ou *lène. Et vous ?

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La langue allemand ne fait pas la différenciation hyprocrito-raffinée du français entre « chair » et « viande ». Les deux se disent « Fleisch ».

L’écriture de l’auteur est par ailleurs savoureuse. J’aime ce style d’écriture imagée limpide en allemand qu’aucune traduction ne peut rendre parfaitement :

« Fleisch und Würste müssen weite Entfernungen zurücklegen, langes Liegen verkraften, bis Hausfrau und Feierabendeinkaufsmann beim Metzger auf die Glasscheibe tippen und sagen: « Einhundertfünfzig Gramm feine Mettwurst, drei Rouladen, vierhundert Gramm Gehacktes… »

« La viande et les saucisses doivent parcourir de longues distances, subir de longues heures étalées avant que la ménagère et l’acheteur de fin de journée ne tapent sur la vitre et disent : « 150 grammes de Mettwurst (saucisse à tartiner), trois roulades, 400 grammes de viande hachée… »

 

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A propos des thyréostatiques

La vente des thyréostatiques avait été interdite en 1982 : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=3AE3ABD6C78157AF07A8A1783684A94D.tpdjo13v_3?cidTexte=JORFTEXT000000490449&dateTexte=

Cependant, selon le Parlement Européen :

 » l’expérience acquise notamment dans le cadre des plans nationaux de surveillance des résidus présentés en application de la directive 96/23/CE du Conseil relative aux mesures de contrôle à mettre en œuvre à l’égard de certaines substances et de leurs résidus dans les animaux vivants et leurs produits a montré que l’utilisation détournée de présentations de produits destinées aux animaux de compagnie ne joue aucun rôle en tant que source d’abus ou de mésusage.

L’une des raisons en est que l’utilisation de présentations destinées aux animaux de compagnie pour stimuler la croissance des animaux producteurs d’aliments présente peu d’intérêt d’un point de vue économique.

Et par conséquent, l’utilisation des thyréostatiques a été autorisée dans certains cas :

Leur utilisation éventuelle est encadrée par le décret n°2003-138 du 18 février 2003.

Si l’utilisation de ces produits ne présente effectivement aucun intérêt économique, alors ils ne sont sans doute pas utilisés. Mais si ce n’est pas tout à fait exact, alors on peu en douter…

 

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