A propos

Initiée par ma maman aux graines germées et à la superlevure, je fais depuis longtemps attention à ce que je mange. Ma maman nous mettait en garde contre la qualité de la viande et cela était peut-être superflu vu que mes frères et sœurs et moi n’avons jamais retrouvé dans les commerces conventionnels et la restauration collective la texture et la saveur des poulets de notre poulailler. Donc méfiance…. N’est-on pas ce que l’on mange ?
Une fois que j’ai volé de mes propres ailes, je me suis mise à privilégier les produits issus de l’agriculture biologique, parce que j’étais convaincue que cela ne pouvait qu’être que meilleur pour la santé. Et aussi parce que ce sont ces produits qui me rappelaient le plus le goût des fruits et légumes du jardin de mes parents. A l’époque, je vivais en Allemagne.

A mon retour en France, je me suis résolument tournée vers les produits bio, non seulement pour la santé, mais aussi pour des raisons éthiques : protection de l’environnement, maintien d’une agriculture de proximité, etc.

Suivant le fil de cette réflexion, j’ai commencé à diminuer ma consommation de produits animaux. Le livre de Thierry Souccar « Lait : mensonges et propagandes » fut pour moi une révélation : du jour au lendemain, j’ai arrêté de consommer des produits laitiers. Le Rapport Campbell en fut une autre : j’étais sidérée au début de l’ouvrage alors que je comprenais que l’auteur allait défendre un régime… végétalien !!! Vous savez, le régime des gens qui passent en France pour des extrémistes, limite les membres dangereux d’une secte ? Et bien, je préfère dire « végétal » mais c’est bien ce qui me passionne et qui est l’un des sujets de ce site. Mais végétal ne rime pas forcément avec des patates vapeurs et des carottes monotones sans goût. Regardez la toile et vous verrez la créativité des recettes. Suivant les pousses des graines germées, je me suis mise à me passionner pour l’alimentation vivante.

Parallèlement, ingénieur de formation, l’envie de donner plus de sens à mon travail m’a poussée à quitter la plasturgie et c’est pourquoi j’ai obtenu un master 2 développement durable. Dans le cadre de la rédaction de mon mémoire, j’ai réalisé que les aliments qui ont le plus fort impact sur l’environnement et le réchauffement climatique sont ceux qui sont aussi incriminés dans les maladies dites « de civilisation » : maladies cardio-vasculaires, diabète de type 2, cancers, etc… Devinez lesquels. Bravo ! Les produits animaux !

Plus je fouillais la littérature et la toile, plus j’hallucinais de ce que je lisais, sur la santé, sur l’environnement, sur les conditions de vie des animaux que nous mangeons ou dont nous mangeons les sous-produits. J’étais d’autant plus choquée que je connais l’industrie et qu’il est pour moi inadmissible qu’on chosifie la vie comme une pièce plastique…

Je suis aussi devenue maman, deux fois avant d’ouvrir enfin ce blog, et le fait d’allaiter m’a  encore plus ouverte aux problématiques des vaches allaitantes, de la santé, de l’alimentation…

Alors après avoir tant parcouru la toile anglo-, franco- et germanophone, j’ai eu envie de me lancer et de partager mes découvertes… mais aussi mes interrogations. Vive cette toile qui nous réunit, nous permet d’échanger, et de faire avancer nos idées.

Pour conclure, cette citation de George Bernard Shaw, que m’a fait connaître ma maman. Encore elle, mais cela montre le rôle clé des mères et des femmes :

« Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes,
nous aurons chacun une pomme.

Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées,
nous aurons chacun deux idées. »

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